La vie à l'hotel, c'est cool. T'es un peu comme une sorte de pacha. Tout ce que tu demandes, tu l'as dans les 5 minutes top-chrono, et servi avec le sourire. S'il te vient une fringalle de frites à la crème chantilly sur les coups de 4 heures du mat' parce que t'as modérément insisté sur l'alcool local, par exemple, et ben tu te retrouves comme un con avec ton plateau TV frites-chantilly sur les genoux en moins de 2.
Tous les jours tu dors dans des draps propres, t'as pas besoin de passer l'aspirateur dans ta chambre, et même ton frigo se remplit tout seul.

Et puis y'a un truc qui m'avait toujours fait rêver; c'est la pancarte "do not disturb" que chaque ado gothico-poète mi ange mi démon à tendance masochiste se doit d'afficher sur la porte de sa chambre, afin de signifier à ses parents horrifiés que merde putain, j'ai ma jeunesse, laissez moi la vivre, toutes façons vous pouvez pas comprendre, ici c'est mon nid, mon cocon, où j'écris mes poèmes parce que je veux être poètes, et que je refuse votre société de consommation à la con, que Marylin Manson, lui au moins il a compris, il devrait être président du monde, et Jénifer à la star ac, elle chante trop bien parce qu'elle est trop belle, quoi merde, alors bas la pattes et casse toi de ma sphère personnelle privée.
(excusez moi, je m'égare)

Donc, y'a cet espèce de panneau 'do not disturb'. Et comme le WE j'aime bien faire la sieste tard le matin, et ben je l'utilise. Sauf, parce qu'il faut bien un 'sauf', sauf donc qu'une fois je l'ai oublié.
Et que vers 15 heures, je reçois un coup de fil de la gouvernante, qui me demande si la femme de chambre peut passer faire la chambre, parce que quand même, 15 heures, c'est une heure raisonnable, on a pas idée mon bon monsieur...
Alors forcément, je me confonds en excuse, et invite la femme de chambre à venir opérer au plus vite son devoir au numéro 249.

Et puis ce matin, la pancarte était bien affichée à la poignée de ma porte, et comme, pour des raisons qui me sont personnelles, j'ai passé une nuit un peu agitée y compris au niveau de l'estomac, et ben à 11h, je dors encore, lorsque le téléphone se met à sonner.

Après avoir grommelé comme il se doit afin de faire fuir les quelques mouches qui tournent autour de ma bouche, je décroche. Et là, c'est le drame :
La gouvernante (probablement dopée à la juvamine, tellement elle va bien) :
"- AAAAAAAAAALLLLLLLLLLOOOOOOOOOOOOO !!!!!!!!! Monsieur xoooooooofffooooooooooooooo !!! Comment allez-vous ? Bien ? Bon, par la grace de Dieu. Vous avez bien dormi ? Pas réveillé par le soleil ? Et votre dîner, hier soir ? Bien passé ? Et votre tante, ça va ? Les enfants, ça va ? Ah oui, non vous n'en avez pas. Bon donc ça va, c'est bien je suis contente pour vous ça va ? Oui ? Bon, tant mieux !"
Moi (surjouant mon personnage*) - "Grrmrmrbll, ........................"
La gouvernante (joviale, et ne sachant pas ce qui se trame) :
"- ah euh non, en fait c'était juste pour savoir si l'écriteau sur votre porte, c'était parce que vous l'aviez oublié, ou bien si vous préférez ne pas être dérangé. Ca va, sinon ? Bien ?"
Moi (surjouant mon personnage*) - "Grrmrmrbll, ........................"


La gouvernante du second étage est définitivement totalement hytérique.

Et sur ces paroles à foutre les choquotes à un vétéran du Golf, je vous laisse, je vais piquer une tête à la piscine.**


* Mode Spoutnik [ON]
** Mode 404 Brain not found [ON]