chez xoofoo

dimanche 23 octobre 2005

A l'eau !

Est-ce une séquelle de ma (toute) petite enfance, due au fait que je n’ai passé que huit mois dans l’environnement (parait-il) confortable du liquide amniotique (là où (je le rappelle pour les imbéciles et les fans de Vincent Delerm*) la grande majorité des représentants du genre humain y passe neuf mois), ou la raison en est-elle toute autre, j’ai un problème de représentation et d’usage de l’eau (et je ne parle pas ici de boisson ; que mes détracteurs aillent s’atteler une charrue).

Ainsi, et c’est cela qui m’amène, là où beaucoup des adultes responsables voient dans une piscine un excellent outil de développement des capacités d’endurance, de la masse musculaire, du rythme cardiaque, de la coordination entre membres supérieurs et inférieurs, et du volume pulmonaire, je n’y vois moi qu’une sorte de grand bac à sable, mais avec de l’eau dedans.

Prenons un être humain adulte normalement constitué (donc pas moi) et immergeons le dans une piscine. Deux grands types de réactions se dégagent :
  • Il se met à nager, même s’il a pied, de préférence vers le bord le plus éloigné, et pour une raison inconnue, fait des allers-retours pendant ¾ d’heure pour finalement revenir au point de départ, satisfait de son long voyage inutile.
  • Il s’installe sur le bord, commande un cognac et un cigare, puis rit grassement avec ses compagnons les plus proches et fait des remarques sur l’anatomie de ses congénères.

Prenons maintenant un xoofoo, que nous jugerons dans un jour moyen.
Il commence par faire la planche sur le ventre et ne relève la tête que lorsqu’il a le même teint qu’un chewing gum à la fraise tout neuf. Puis il se met dans une position telle que seuls ses orteilles sortent de l’eau. Par la suite, il s’imaginera marsouin dans l’armée et tentera de nager (pas plus de 5 mètres) sans faire ni bruit, ni vague, pour aller attaquer un bateau ennemi imaginaire, il transformera la piscine en lagon peuplé de poissons multicolores, ira nager avec eux, et sortira en panique de l’eau, persuadé d’avoir échappé à un grand squale blanc. Enfin, si on l’y autorise, il participera aux championnats du monde de saut carpé, et s’octroiera 2975 essais avant d’arriver à la perfection.
Et je ne parle pas des grands jours.

Alors forcément, quand il s’agit de la piscine d’un hôtel de haut standing, peuplé d'hommes d’affaire de bon acabit, et bien on me regarde bizarrement…

C’est grave, docteur ? Faudra-t-il que je travaille à retrouver ma vision primitive avant de pouvoir espérer avoir un comportement usuel dans une piscine ?



*Je sais, je suis violent, mais vraiment, je ne l’aime pas. J’avais pensé à Patrick Fiori ou à Jenifer, mais j’ai préféré Vincent Delerm (dont le fan club, j’en suis sur, est composé de gens très bien qui ont seulement (à mon avis) le mauvais goût de l’apprécier; je connais moi-même des gens très bien qui aiment Vincent Delerm, alors voyez, je suis pas raciste...)


samedi 22 octobre 2005

Do not disturb

La vie à l'hotel, c'est cool. T'es un peu comme une sorte de pacha. Tout ce que tu demandes, tu l'as dans les 5 minutes top-chrono, et servi avec le sourire. S'il te vient une fringalle de frites à la crème chantilly sur les coups de 4 heures du mat' parce que t'as modérément insisté sur l'alcool local, par exemple, et ben tu te retrouves comme un con avec ton plateau TV frites-chantilly sur les genoux en moins de 2.
Tous les jours tu dors dans des draps propres, t'as pas besoin de passer l'aspirateur dans ta chambre, et même ton frigo se remplit tout seul.

Et puis y'a un truc qui m'avait toujours fait rêver; c'est la pancarte "do not disturb" que chaque ado gothico-poète mi ange mi démon à tendance masochiste se doit d'afficher sur la porte de sa chambre, afin de signifier à ses parents horrifiés que merde putain, j'ai ma jeunesse, laissez moi la vivre, toutes façons vous pouvez pas comprendre, ici c'est mon nid, mon cocon, où j'écris mes poèmes parce que je veux être poètes, et que je refuse votre société de consommation à la con, que Marylin Manson, lui au moins il a compris, il devrait être président du monde, et Jénifer à la star ac, elle chante trop bien parce qu'elle est trop belle, quoi merde, alors bas la pattes et casse toi de ma sphère personnelle privée.
(excusez moi, je m'égare)

Donc, y'a cet espèce de panneau 'do not disturb'. Et comme le WE j'aime bien faire la sieste tard le matin, et ben je l'utilise. Sauf, parce qu'il faut bien un 'sauf', sauf donc qu'une fois je l'ai oublié.
Et que vers 15 heures, je reçois un coup de fil de la gouvernante, qui me demande si la femme de chambre peut passer faire la chambre, parce que quand même, 15 heures, c'est une heure raisonnable, on a pas idée mon bon monsieur...
Alors forcément, je me confonds en excuse, et invite la femme de chambre à venir opérer au plus vite son devoir au numéro 249.

Et puis ce matin, la pancarte était bien affichée à la poignée de ma porte, et comme, pour des raisons qui me sont personnelles, j'ai passé une nuit un peu agitée y compris au niveau de l'estomac, et ben à 11h, je dors encore, lorsque le téléphone se met à sonner.

Après avoir grommelé comme il se doit afin de faire fuir les quelques mouches qui tournent autour de ma bouche, je décroche. Et là, c'est le drame :
La gouvernante (probablement dopée à la juvamine, tellement elle va bien) :
"- AAAAAAAAAALLLLLLLLLLOOOOOOOOOOOOO !!!!!!!!! Monsieur xoooooooofffooooooooooooooo !!! Comment allez-vous ? Bien ? Bon, par la grace de Dieu. Vous avez bien dormi ? Pas réveillé par le soleil ? Et votre dîner, hier soir ? Bien passé ? Et votre tante, ça va ? Les enfants, ça va ? Ah oui, non vous n'en avez pas. Bon donc ça va, c'est bien je suis contente pour vous ça va ? Oui ? Bon, tant mieux !"
Moi (surjouant mon personnage*) - "Grrmrmrbll, ........................"
La gouvernante (joviale, et ne sachant pas ce qui se trame) :
"- ah euh non, en fait c'était juste pour savoir si l'écriteau sur votre porte, c'était parce que vous l'aviez oublié, ou bien si vous préférez ne pas être dérangé. Ca va, sinon ? Bien ?"
Moi (surjouant mon personnage*) - "Grrmrmrbll, ........................"


La gouvernante du second étage est définitivement totalement hytérique.

Et sur ces paroles à foutre les choquotes à un vétéran du Golf, je vous laisse, je vais piquer une tête à la piscine.**


* Mode Spoutnik [ON]
** Mode 404 Brain not found [ON]

vendredi 21 octobre 2005

Le monde est tout petit

Hier soir je me ballade tranquillou au gré des petits chemins hypertextes de la blogosphère, lorsque je tombe sur un très bon blog, que je me mets en devoir de parcourir du début à la fin...

Je fais un tout petit break dans mon récit, pour dire qu'au mois de septembre dernier, j'ai eu la joie et l'honneur de jouer "Le Songe d'une nuit d'été" dans une troupe amateur à Paris.

Quelle ne fut pas alors ma surprise, en tombant sur cette planche...
Il s'agit bien de la pièce dans laquelle je jouais !
(les quelques personnes qui l'ont vu reconnaitront les costumes et les décors)


;-)

lundi 17 octobre 2005

Nouveau !

A nouvelle saison, nouvelle mise en page.
Mieux que le Beaujolais (car ça fait moins mal au crane)
Mieux que le Muguet (parceque les fleurs, c'est périssable)
Plus dynamique que la gentille gazelle qui galope dans les prés,
Plus lisible que la prose de BHL sur papier crépon,

Le voilà le Blog nouveau !


Alors d'avance, je suis désolé pour les utilisateurs d'IE, pour qui le menu à tendance à se faire la belle en bas de page.
Pour eux, la solution est Firefox...
Globalement, à l'heure où j'écris ces mots (et ceci n'est pas un lettre d'adieu), il reste quelques améliorations à apporter notamment dans les couleurs des liens...
On va dire que c'est la version 0.9.

Enfin, et même si ça n'intéresse personne, j'ai profité de ce nettoyage d'automne pour migrer sur Dotclear 1.2.1, qui est très bien, et si vous deviez en faire autant, je vous conseille Le forum de Dotclear, qui regorge de petites astuces.

A bon entendeur,
Si vous avez des r'marques chuis preneur !

jeudi 13 octobre 2005

On ira, où tu voudras quand tu voudras...



Désolé de l'aridité bloguistique de cet espace de publication, mais en fait, y'a pas grand chose à raconter ces derniers temps...