Le barbec, c'est cool
Par xoofoo, mardi 3 mai 2005 à 11:55 :: Le jour et le jour :: #74 :: rss
C’est vrai, le barbecue, ça a comme des odeurs de vacances, comme quand tu sais que tu peux oublier de te raser, de te laver les dents. Ca sent bon les Landes et les pins ; ça sent l’iode de la mer, le chlore de la piscine, les coups de soleil, le voisin qui joue à la pétanque, la voisine qui sort avec ses bigoudis, les boîtes de nuit, les mini jupes, les strings, le stupre, la fornication... Pardon je m’égare.
Le barbecue, donc, c’est cool.
Mais qui peut affirmer, en connaissance de cause, que le barbecue, c’est bon ?
A qui ça viendrait à l’idée de se faire griller une côte de boeuf façon vieux campeur sur le brûleur d’une gazinière ?
Hum ?
Parce que le barbecue, en somme, voilà comment ça se passe :
Il est 19h30, mais pour bien faire, il faut prendre l’apéro. Parce qu’un barbecue sans apéro, c’est pas un barbecue. Donc tout le monde est là, au soleil déclinant (si le soir de votre barbeuc, vous en avez pas, essayez avec un bon vieux projecteur, on s’y croirait…), autour d’une table de jardin. L’un amène le pastaga, l’autre les glaçons, le dernier la tapenade. Et on y va pour un bon vieux pastis des familles.
Ca discute, et ça discute et ça rigole et ça picole. Mais voilà, y’en a toujours un qui finit son verre plus vite que les autres, et les invite à se resservir. Au bout de trois ou quatre anisettes, tu finis par t’inquiéter du barbecue. On te dit que t’as pas fini ton verre, et qu’on peut attendre un peu, que de toutes façons on a pas super faim, vu qu’on s’est levé tard, et qu’on a déjeuné à 15 heures.
Te voilà parti pour un nouveau verre. Il est 21 heures. Ca commence à chauffer un peu. A ton voisin qui s’inquiète pour les mêmes raisons que toi il y a une demie heure, tu rétorques qu’il a pas fini son verre, et tu lui en reverses un. La copine (ben oui, forcément) du troisième décide d’aller éplucher les poivrons et préparer la viande.
Bizarrement, tout le monde tombe d’accord, et se ressert un verre prestement afin de mieux philosopher sur le comportement de Magloire dans la Jet Set. Vingt minutes plus tard, elle sort de la cuisine (la copine qui était partie préparer les poivrons, pas Magloire, faut suivre un peu…) pour savoir où en est le barbeuc. Tout le monde l’invite à calmer ses inquiétudes autour d’un verre. Tu finis par te lever, en clamant haut et fort que puisque personne s’en soucie, tu vas t’occuper du feu. Ton voisin le plus proche annonce qu’il t’accompagne. Vous rejoignez cahin caha le barbecue pour vous rendre compte que vos conceptions respectives de l’allumage de feu sont diamétralement opposées.
Après un quart d’heures de discussions animées, vous décidez, en votre âme et conscience de couper la poire en deux.
Le feu prend. Les autres sont toujours à l’apéro. Vous décidez d’aller chercher un nouveau verre en attendant que les braises prennent, tout en vous félicitant des miracles de la concertation et de l’efficacité de l’alcool à 90 dans la prise du feu.
Quand vous revenez, les braises sont presque éteintes. Chacun se maudit d’avoir accepté la solution de l’autre, mais vous arrivez à ranimer le feu, décidant de ne plus lâcher prise, et de rester à côté du barbecue, même si votre verre à une fâcheuse tendance se vider plus vite que vous ne le buvez. Une demie heure plus tard il est minuit, le barbecue est prêt. Il est temps de mettre à cuire les merguez, les côtes de porc, les sardines, et les poivrons. Pour fêter ça, tu proposes d’ouvrir le rosé, afin de l’aérer un peu (un si bon rosé), et attendre que le reste cuise. Ce que tu sais pas, c’est que celui qui est cuit, dans l’histoire, c’est toi…
Une demie heure plus tard, il fait nuit noire, on voit plus rien ; mais tout le monde a la dale. Alors tu sors les saucisses, le porc, les sardines et les poivrons. Tout le monde est bourré mais tout le monde mange en se félicitant d’avoir eu la bonne idée d’organiser ce bon barbecue, et te remercie d’avoir si justement surveillé la cuisson.
Osez me dire que ça se passe pas comme ça ! Hum ?
Bref c’que j’en dis, c’est que le barbec a cet avantage d’être apprécié et sollicité simplement parce que ça permet de justifier des apéros à rallonge. Mais pour ce qui est du gout de la viande, ça je peux pas dire...
NB : toute ressemblance avec une ou des personnes, ayant existé, serait totalement fortuite.
Le barbecue, donc, c’est cool.
Mais qui peut affirmer, en connaissance de cause, que le barbecue, c’est bon ?
A qui ça viendrait à l’idée de se faire griller une côte de boeuf façon vieux campeur sur le brûleur d’une gazinière ?
Hum ?
Parce que le barbecue, en somme, voilà comment ça se passe :
Il est 19h30, mais pour bien faire, il faut prendre l’apéro. Parce qu’un barbecue sans apéro, c’est pas un barbecue. Donc tout le monde est là, au soleil déclinant (si le soir de votre barbeuc, vous en avez pas, essayez avec un bon vieux projecteur, on s’y croirait…), autour d’une table de jardin. L’un amène le pastaga, l’autre les glaçons, le dernier la tapenade. Et on y va pour un bon vieux pastis des familles.
Ca discute, et ça discute et ça rigole et ça picole. Mais voilà, y’en a toujours un qui finit son verre plus vite que les autres, et les invite à se resservir. Au bout de trois ou quatre anisettes, tu finis par t’inquiéter du barbecue. On te dit que t’as pas fini ton verre, et qu’on peut attendre un peu, que de toutes façons on a pas super faim, vu qu’on s’est levé tard, et qu’on a déjeuné à 15 heures.
Te voilà parti pour un nouveau verre. Il est 21 heures. Ca commence à chauffer un peu. A ton voisin qui s’inquiète pour les mêmes raisons que toi il y a une demie heure, tu rétorques qu’il a pas fini son verre, et tu lui en reverses un. La copine (ben oui, forcément) du troisième décide d’aller éplucher les poivrons et préparer la viande.
Bizarrement, tout le monde tombe d’accord, et se ressert un verre prestement afin de mieux philosopher sur le comportement de Magloire dans la Jet Set. Vingt minutes plus tard, elle sort de la cuisine (la copine qui était partie préparer les poivrons, pas Magloire, faut suivre un peu…) pour savoir où en est le barbeuc. Tout le monde l’invite à calmer ses inquiétudes autour d’un verre. Tu finis par te lever, en clamant haut et fort que puisque personne s’en soucie, tu vas t’occuper du feu. Ton voisin le plus proche annonce qu’il t’accompagne. Vous rejoignez cahin caha le barbecue pour vous rendre compte que vos conceptions respectives de l’allumage de feu sont diamétralement opposées.
Après un quart d’heures de discussions animées, vous décidez, en votre âme et conscience de couper la poire en deux.
Le feu prend. Les autres sont toujours à l’apéro. Vous décidez d’aller chercher un nouveau verre en attendant que les braises prennent, tout en vous félicitant des miracles de la concertation et de l’efficacité de l’alcool à 90 dans la prise du feu.
Quand vous revenez, les braises sont presque éteintes. Chacun se maudit d’avoir accepté la solution de l’autre, mais vous arrivez à ranimer le feu, décidant de ne plus lâcher prise, et de rester à côté du barbecue, même si votre verre à une fâcheuse tendance se vider plus vite que vous ne le buvez. Une demie heure plus tard il est minuit, le barbecue est prêt. Il est temps de mettre à cuire les merguez, les côtes de porc, les sardines, et les poivrons. Pour fêter ça, tu proposes d’ouvrir le rosé, afin de l’aérer un peu (un si bon rosé), et attendre que le reste cuise. Ce que tu sais pas, c’est que celui qui est cuit, dans l’histoire, c’est toi…
Une demie heure plus tard, il fait nuit noire, on voit plus rien ; mais tout le monde a la dale. Alors tu sors les saucisses, le porc, les sardines et les poivrons. Tout le monde est bourré mais tout le monde mange en se félicitant d’avoir eu la bonne idée d’organiser ce bon barbecue, et te remercie d’avoir si justement surveillé la cuisson.
Osez me dire que ça se passe pas comme ça ! Hum ?
Bref c’que j’en dis, c’est que le barbec a cet avantage d’être apprécié et sollicité simplement parce que ça permet de justifier des apéros à rallonge. Mais pour ce qui est du gout de la viande, ça je peux pas dire...
NB : toute ressemblance avec une ou des personnes, ayant existé, serait totalement fortuite.














Commentaires
1. Le mardi 3 mai 2005 à 15:20, par teenagekicks
2. Le mardi 3 mai 2005 à 15:38, par xoofoo
3. Le mercredi 4 mai 2005 à 00:26, par Pheebye
4. Le mercredi 4 mai 2005 à 12:59, par Zubrowka
5. Le vendredi 6 mai 2005 à 16:19, par STOF
6. Le lundi 9 mai 2005 à 10:05, par xoofoo
7. Le samedi 18 décembre 2010 à 02:44, par Chinese TaoBao agent
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